Chère Juliette
décembre 11th, 2007 by penelope
édito page 16 :
“De l’enfance, j’ai tout gardé, de l’enthousiasme, j’ai tout gardé, de l’étonnement, j’ai tout gardé. La petite fille court en moi et rêve, un jour de s’envoler. je désire le bonheur, passionnément. Le présent est plus important que tout. Le présent est l’intensité. J’ai besoin du vif des couleurs, du vent dans les cheveux, d’un oui qui crie. Je brûe d’être, je brûle de voir, et la soif me fait traverser les déserts.Viens là, enfant pas né, viens que je te berce et que je te prononce les mots de la tendresse, ils t’attendent, attrape-les sur mes lèvres, et mon souffle saura te les donner. De ta peau, je connais le velouté, de ton cil, j’ai vu la virgule, de ta pupille, j’ai sondé la profondeur. le pays d’où tu viens est ton pareil. Viens, va vers toi-même, tu sauras prendre le chemin sans route, tu sauras te nourrir sans avaler, tu sauras t’émerveiller de chaque goutte de la mer. Je me pose sur ton épaule en silence, je serai avec toi où que tu ailles, quoi que tu fasses, la solitude n’existe pas, la solitude est une chimère. Prends-moi bien la main et ouvre l’autre, le monde est un cercle grand ouvert.”
J’aime pour toujours, d’un élan irrésistible, cette façon de mettre en mots le galop fou de la pensée…
oui, moi aussi je me suis attardée sur ses mots
direct dans le ventre…
Je l’aimais déjà beaucoup Juliette, mais alors là, c’est ma soeur jumelle!
Elle n”est pas seulement une interprète extraordinaire, elle sait aller chercher des etmots si beaux tout au fond d’elle. Et si libre…
et son portrait de petite fille en noir et blanc…
Bizar qu’il y a dens gens qui peuvent mettre en mots ce qui
est dans la tête.
Magnifique