Après la pluie
octobre 2nd, 2007 by ii-chan
On a beau être gravement tatamisé, il arrive que les miettes ne fassent plus les pierres précieuses et que tout ne soit que floutage, grimaces, gros coup de flemme et poil dans la main. Dans ces cas là, une seule mesure d’urgence : aller vite chez Pénélope, prendre le thé avec elle, et humer l’air plein de lavande pendant qu’elle fabrique sous vos yeux une de ses merveilleuses poupées, dans un de ces bons gros fauteuils où on pourrait rester pendant des années, au milieu des chutes de laine et de tissus, des beaux livres, des kaplas volants, des pains à la châtaigne, des tartes aux mûres. Quel effort surhumain pour se souvenir d’être poli et se retenir de s’incruster là comme un coquillage sur son rocher.
You might be as Japanese as it gets, sometimes crumbs only look like crumbs and everything is all blurry-ugly silliness. This is the kind of emergency where you can’t help but rushing to Penelope’s place to have tea with her, in her lavender and green tea house, while she makes one of her magic dolls under your eyes, seated in one of those so comfortable armchairs, among pieces of fabric and threads, possibly flying toys, chesnut breads, blackberry pies, you name it. How civilized you have to be to remember to be polite and leave, when you could so easily forget to go home.
(Illustration : Nicolas de Stael, The Shelf, 1955, Museum Ludwig, Cologne)
Je mettais mon message en pensant à toi et sans voir cette belle surprise qui était déjà là. Merci et welcome back dans le petit carnet.