Il était une fois…
juin 15th, 2007 by penelope

De la patience, de la patience, encore de la patience, et juste quand l’énervement est tout ce qu’il reste de l’univers tout autour, se reprendre et s’y remettre, sans caler. Quand c’est à peu près pas trop loupé, avec son pinceau d’encre rouge et un visage impassible qui vaut tous les bouchons de champagne, on obtient l’ultime récompense : un tortillon géant qui barbouille tout et qui, tout en signifiant bravo, signifie surtout que le résultat n’a finalement que peu d’importance. Tout ce qui compte, c’est le chemin, le geste, l’obstination, le moment.
Patience, more patience, and still some more, and just when exasperation is all that’s left of the entire surrounding universe, you just shake it loose, pull yourself together and get back to it. When the result is kind of not so ugly, with her brush covered in thick red ink and her nice quiet face, which somehow makes you feel so tall and so small at once, she scribbles this enormous spiral all over it. It’s like this : well done, but who cares ? It’s exhilarating. What really matters is all the way you’ve traveled, the attitude, the effort, the moment. Anything else, just leave it.
Clin d’oeil
juin 7th, 2007 by penelope
Una Giornata al Mare
juin 7th, 2007 by ii-chan
Petit portant.
juin 5th, 2007 by penelope
New in the shop and freshly painted, a little “hanger” (I’m not sure it’s the word in english if anyone has an idea) to clean up dolls’ clothes. Here in light grey color but also off black ( very nice with the colored outfits) light purple or natural .
Baisers aussi à la bonne fée des petits pois. Vive les Teruteru d’Ii-chan mais aujourd’hui il va falloir recommencer à chanter!
Quelquefois, quand il pleut vraiment depuis trop longtemps et qu’on a vraiment besoin que ça s’arrête pour pouvoir aller faire un tour, on est bien obligé de passer à l’action. Parce que comme dirait l’autre : « Si ça continue, faudra que ça cesse ». Alors on fabrique un petit TeruTeruBôzu avec des mouchoirs en papier (ici, exceptionnellement, pour Pénélope, il est en lin et en Liberty) ; on peut en faire toute une ribambelle avec des visages de toutes sortes; ensuite on les accroche à la fenêtre et on chante une comptine de circonstances (pas d’équivalent connu à l’original japonais) qui va avec, et on attend de voir… Même si ça ne marche pas, on aura au moins oublié la pluie pendant un petit moment.
Sometimes, when it has been raining for too long and we seriously need to get out at last, rain just has got to stop. So here is what we do: with tissue papers, we make ghost-like puppets called TeruTeruBozu (because this is Penelope’s website, no other choice but to use linen and Liberty fabric, of course). You can just make a whole bunch of them, with all kinds of different faces; then you fix it to the window and sing an appropriate song (the Japanese one just has no known equivalent in English). Then wait and see… It might or might not work. In the meantime, the kids will have at least forgotten about the rain for a while.
Histoires de forêts japonaises
juin 1st, 2007 by ii-chan
Lauréate du Grand Prix du Festival de Cannes pour « La Forêt de Mogari », la cinéaste japonaise Naomi Kawase décrit ainsi la genèse de son film :
« J’ai été élevée par des gens beaucoup plus âgés que moi puisque j’ai été élevée par ma grand-tante, et j’avais donc deux générations de décalage avec elle. C’est elle qui m’a appris à respecter le soleil, le feu, la nourriture. J’ai été élevée dans cette relation mystique avec la nature et avec ce qui m’environnait. Je devais aussi respecter tout ce qui est transmis de génération en génération. C’est un peu le fruit de mon expérience personnelle et c’est ce qui m’a construite. (…)
« Dans une vie, il y a beaucoup de difficultés, (…) il y a beaucoup de choses qui vous font hésiter ou trébucher sur le chemin. Je crois, à ce moment, qu’on cherche quelque chose au fond de soi qui peut nous redonner de la confiance et de la force. On essaie de se trouver des forces – je ne parle pas d’argent, de voitures ou de vêtements - ce n’est pas forcément quelque chose de visible. Ça peut être le vent, la lumière, le souvenir des Anciens. Et quand on trouve ce point d’appui dans le monde, on peut être tout seul et continuer. (…) Ce monde est formidable ».
Il s’agit peut-être un film d’auteur peu distribué au Japon comme en France, mais en attendant, on savoure ces mots si déplacés et rafraîchissants dans une enceinte comme celle de Cannes.
Bande-annonce disponible sur YouTube : http://www.youtube.com/watch?v=ehnx1C6VHDI
With « Mogari no Mori » (« The Mourning Forest »), Japanese director Naomi Kawase was awarded the Grand Prix at Cannes Film Festival. About the genesis of her film, she says :
« I was raised by people who were far older than I, because my great-aunt is the person who raised me. I was thus two generations younger than she. She’s the one who taught me to respect the sun, fire, and food. I was raised in a mystical relationship with nature and everything around me. I was also supposed to respect everything that is transmitted from generation to generation. In a way, this is the fruit of my personal experience, and this is what structured me. » (…)
« In a life, you also encounter many difficulties (…) ; there are many things that make you hesitate or stumble on your path. At those moments, I believe, you look for something deep within that can restore your confidence and strength. You try to find strengths – and I don’t mean money, cars, or clothing – it’s not necessarily something visible. It can be the wind, the light, the memory of the Ancients which gives us their strength. And when you find that foothold in the world, you can be all alone and go on. (…) This is a wonderful world. »
This might turn out to be an underground independent movie, scarcely released in Japan as in France; still, we very much enjoyed such nicely unexpected and refreshing words in a festival like Cannes.
Trailer this way : http://www.youtube.com/watch?v=ehnx1C6VHDI
Biscotte en vélo.
juin 1st, 2007 by penelope



